Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 11:07
Il est nécessaire de combattre les religions, toutes les religions existantes, parce qu'elles ont toutes failli à leur tâche essentielle : le redressement moral de l'humanité et son unification.

Bien au contraire elles ont perverti les hommes en les manipulant par des croyances superstitieuses en des "récompenses" ou des "punitions" dans un "Au delà" imaginaire; et l'on peut observer que pratiquement toutes les guerres, qui menacent actuellement l'humanité d'un holocauste nucléaire, sont, de près ou de loin, d'origine religieuse.... le conflit principal étant celui entre l'Islam et "l'Occident" dit "judeo-chrétien", qui perdure depuis 14 siècles.

Mais doit on pour autant opter pour l'athéisme ?

A notre avis non, et ce blog se donne pour tâche de définir de manière la plus scrupuleuse et exacte possible la nouvelle religion, universelle celle là, qui pourra jouer le rôle d'antidote aux conséquences mortifères des croyances infantiles et superstitieuses des religions ou des idéologies existantes, qui toutes nous viennent d'un passé de sauvagerie et d'ignorance.

Car il s'est produit en Europe, au tournant des 16 ème et 17 ème siècles, un évènement capital pour le destin spirituel de l'humanité, et que le philosophe Léon Brunschvicg (1869-1944) a caractérisé comme un "changement d'axe de la vie religieuse" : la naissance de la science moderne, qui est la science véritable, sous la forme d'une physique mathématique, grâce à ces géants de l'Esprit que sont Copernic, Galilée, Newton, Descartes, Spinoza, et bien d'autres moins connus (dont notamment leurs prédecesseurs ou contemporains  Nicolas de Cuse ou Giordano Bruno).

Que l'on nous entende bien : nous ne sommes pas ce que l'on appelle dédaigneusement des "scientistes", et nous n' avons aucunement  l'intention de décréter que la seule religion de l'avenir est la physique.

Nous tenons cependant avec Brunschvicg que l'apparition de la physique mathématique, avec ses exigences éthiques de vérification scrupuleuse des théories, des démonstrations (qui sont "les yeux de l'âme" d'après Spinoza)  et des résultats, permet à ceux qui le veulent bien de redresser leur esprit faussé par les billevesées anthropomorphiques et géocentriques des anciennes religions et "spiritualités", léguées par un passé d'obscurantismes, l'époque d'avant la science, c'est à dire d'avant la (recherche de la) Vérité.

Or, selon Spinoza dans le "Court Traité" : "Dieu est la vérité".

Mais il s'agit ici du Dieu des philosophes et des savants, et non pas du Dieu, ou plutôt de l'Idole sanguinaire, d'Abraham-Ibrahim, qui préside aux trois idolâtries prétendûment "monothéistes" qui ensanglantent le monde depuis 3000 ans !

Et  comme le dit Brunschvicg lors de son exposé du 24 mars 1928 dit de la "querelle de l'athéisme" à la Société française de philosophie:

"le drame de la conscience religieuse depuis trois siècles est défini avec précision par les termes du Mémorial de Pascal du 23 novembre 1654: entre le Dieu qui est celui d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, et le Dieu qui est celui des philosophes et des savants, les essais de synthèse, les espérances de compromis, demeurent illusoires".
Par topos - Publié dans : Religions
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Commentaires

c'est intéressant, merci mais je n'hésite pas à te dire qu'Anaxagore est musulman.. ca ne fait pas de doute musulman en arabe veut dire "soumis à Dieu", ce Dieu que tu dis "des philosophes", tout puissant et rationnellement intouchable, insaisissable, etc, est le même que le Dieu que tu dis d'Abraham!! et comme tu le dis si bien, les appêtits et autres délires de nos multiples civilisations monothéistes, qui ont vu naitre le christianisme, judaisme et l'islam, ont en effet corrompu les mots apportés de Dieu aux hommes sous maint aspects. Or si tu lis le Coran attentivement, tu y verras les liens se resserer entre nos philosophes antiques (présocratiques, platon notamment), leur conception de Dieu et celle du Coran, c'est très CLAIR!! Qu'est ce qui t'effraie? les images portées par les livres? le paradis, les descriptions des chatiments etc?? Ce sont des images, métaphores portées par les MOTS, le LANGUAGE, créations HUMAINES, biais par lequel Dieu s'est adressé aux peuples de la Terre. Les philosophes, eux, ont réussi à determiner de loin une "nature" du Divin, avec certaines spécificités, notamment celle de dépassement de la raison humaine. Et si tu connais l'histoire de ces 3 religions de l'humanité, tu verras non seulement que Mohammed (asw) est venu clore la prophétie millénaire avec le Coran, dernier principe apporté sur Terre destiné à l'Humanité tout entière, mais aussi que les hommes, l'argent, la domination et le pouvoir sont venus modifier, manipuler et corrompre, les textes, les lieux, les mentalités, à coups de dogmes, d'institutions, de sectes... Le Coran est venu ramener l'ordre, rétablir les vérités et faits divins, auquel devaient se rapporter les hommes. Mais cette époque n'a pas échappé à la règle de la complexité des rapports humains et à son tour, l'Islam s'est perdu dans cet enchevêtrement de lobbys et de corruption... il reste que le Coran est intact et le sera, le dernier livre qui gomme les clichés, efface les contradictions, et se rapproche justement de la vision philosophique du Divin, qui je te rapelle n'a pas la même amibition que le Saint Coran!! Les philosophes explorent et analysent l'âme et l'esprit supérieur, avec les moyens de l'intellect, et sans oublier que la raison a ses limites, alors que le Coran est, sous forme humaine de mots du language (Arabe notamment, à la révélation), la parole de Dieu Unique et Transcendant. C'est la même "entité" pour ces philosophes et Abraham mon ami !!! malheureusement nous les hommes n'avons cessé de jouer avec la Sainteté...
Commentaire n°1 posté par lies le 06/03/2010 à 16h08

Présentation

  • : Le DIEU des philosophes et des savants
  • : La conversion à la spiritualité de l'idée pure s'oppose complètement à la fausse conversion à un culte religieux, dans la mesure où, entre le Dieu d'Abraham , d'Isaac et de Jacob et le Dieu des philosophes et des savants aucun compromis n'est envisageable

Redresser l'esprit


"Il ne s'agit plus pour l'homme de se soustraire à la condition de l'homme. Le sentiment de notre éternité intime n'empêche pas l'individu de mourir, pas plus que l'intelligence du soleil astronomique n'empêche le savant de voir les apparences du soleil sensible. Mais, de même que le système du monde est devenu vrai le jour où la pensée a réussi à se détacher de son centre biologique pour s'installer dans le soleil, de même il est arrivé que de la vie qui fuit avec le temps la pensée a fait surgir un ordre du temps qui ne se perd pas dans l'instant du présent, qui permet d'intégrer à notre conscience toutes celles des valeurs positives qui se dégagent de l'expérience du passé, celles là même aussi que notre action réfléchie contribue à déterminer et à créer pour l'avenir. Rien ici qui ne soit d'expérience et de certitude humaines. Par la dignité de notre pensée nous comprenons l'univers qui nous écrase, nous dominons le temps qui nous emporte; nous sommes plus qu'une personne dès que nous sommes capables de remonter à la source de ce qui à nos propres yeux nous constitue comme personne"

Léon Brunschvicg

Dieu des philosophes

"le drame de la conscience religieuse depuis trois siècles est défini avec précision par les termes du Mémorial de Pascal du 23 novembre 1654: entre le Dieu qui est celui d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, et le Dieu qui est celui des philosophes et des savants, les essais de synthèse, les espérances de compromis, demeurent illusoires"

(
Léon Brunschvicg, séance du 24 mars 1928 dite "querelle de l'athéisme" à la société française de philosophie)

"Bon gré, mal gré, il faudra en arriver à poser
en termes nets et francs le problème que l'éclectisme cher-
chait à embrouiller ou à dissimuler, et dont aussi bien
dépend la vocation spirituelle de l'humanité. Dira-t-on
que nous nous convertissons à l'évidence du vrai lorsque
nous surmontons la violence de l'instinct, que nous refu-
sons de centrer notre conception du monde et de Dieu
sur l'intérêt du moi ? ou sommes-nous dupes d'une ambi-
tion fallacieuse
lorsque nous prétendons, vivants, échapper
aux lois de la vie, nous évader hors de la caverne, pour
respirer dans un monde
sans Providence et sans prières,
sans sacrements et sans promesses ?

La clarté de l'alternative explique assez la résistance à
laquelle se heurte une conception entièrement désocialisée
de la réalité religieuse. Un Dieu impersonnel et qui ne fait
pas acception des personnes, un
Dieu qui n'intervient pas
dans le cours du monde et en particulier dans les événe-
ments de notre planète, dans le cours quotidien de nos
affaires,
« les hommes n'ont jamais songé à l'invoquer ».
Or, remarque M. Bergson, « quand la philosophie parle
de Dieu, il s'agît si peu du Dieu auquel pensent la plupart
des hommes que, si, par miracle, et contre l'avis des
philosophes. Dieu ainsi défini descendait dans le champ
de l'expérience, personne ne le reconnaîtrait"

 (Brunschvicg, "Raison et religion")

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