Bien au contraire elles ont perverti les hommes en les manipulant par des croyances superstitieuses en des "récompenses" ou des "punitions" dans un "Au delà" imaginaire; et l'on peut observer que pratiquement toutes les guerres, qui menacent actuellement l'humanité d'un holocauste nucléaire, sont, de près ou de loin, d'origine religieuse.... le conflit principal étant celui entre l'Islam et "l'Occident" dit "judeo-chrétien", qui perdure depuis 14 siècles.
Mais doit on pour autant opter pour l'athéisme ?
A notre avis non, et ce blog se donne pour tâche de définir de manière la plus scrupuleuse et exacte possible la nouvelle religion, universelle celle là, qui pourra jouer le rôle d'antidote aux conséquences mortifères des croyances infantiles et superstitieuses des religions ou des idéologies existantes, qui toutes nous viennent d'un passé de sauvagerie et d'ignorance.
Car il s'est produit en Europe, au tournant des 16 ème et 17 ème siècles, un évènement capital pour le destin spirituel de l'humanité, et que le philosophe Léon Brunschvicg (1869-1944) a caractérisé comme un "changement d'axe de la vie religieuse" : la naissance de la science moderne, qui est la science véritable, sous la forme d'une physique mathématique, grâce à ces géants de l'Esprit que sont Copernic, Galilée, Newton, Descartes, Spinoza, et bien d'autres moins connus (dont notamment leurs prédecesseurs ou contemporains Nicolas de Cuse ou Giordano Bruno).
Que l'on nous entende bien : nous ne sommes pas ce que l'on appelle dédaigneusement des "scientistes", et nous n' avons aucunement l'intention de décréter que la seule religion de l'avenir est la physique.
Nous tenons cependant avec Brunschvicg que l'apparition de la physique mathématique, avec ses exigences éthiques de vérification scrupuleuse des théories, des démonstrations (qui sont "les yeux de l'âme" d'après Spinoza) et des résultats, permet à ceux qui le veulent bien de redresser leur esprit faussé par les billevesées anthropomorphiques et géocentriques des anciennes religions et "spiritualités", léguées par un passé d'obscurantismes, l'époque d'avant la science, c'est à dire d'avant la (recherche de la) Vérité.
Or, selon Spinoza dans le "Court Traité" : "Dieu est la vérité".
Mais il s'agit ici du Dieu des philosophes et des savants, et non pas du Dieu, ou plutôt de l'Idole sanguinaire, d'Abraham-Ibrahim, qui préside aux trois idolâtries prétendûment "monothéistes" qui ensanglantent le monde depuis 3000 ans !
Et comme le dit Brunschvicg lors de son exposé du 24 mars 1928 dit de la "querelle de l'athéisme" à la Société française de philosophie:
"le drame de la conscience religieuse depuis trois siècles est défini avec précision par les termes du Mémorial de Pascal du 23 novembre 1654: entre le Dieu qui est celui d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, et le Dieu qui est celui des philosophes et des savants, les essais de synthèse, les espérances de compromis, demeurent illusoires".


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