On peut lire le livre en différents formats (pdf, doc, rtf) sur le site de "Classiques" qui publie peu à peu la totalité de l'oeuvre de Brunschvicg:
http://classiques.uqac.ca/classiques/
http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/brunschvicg_leon.html
http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/heritage_de_mots_idees/heritage_de_mots.html
Cet article entend étudier plus particulièrement le chapitre 5 du livre : DIEU, qui est à l'adresse suivante (format rtf, pages 54 à 69):
http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/heritage_de_mots_idees/c5
Du point de vue de ce blog il s'agit sans doute de l'un des textes les plus importants de Brunschvicg, et donc de toute la litérature "philosophique" mondiale. Il est clair en effet que depuis le début de sa carrière philosophique vers 1893, la vocation de Brunschvicg est d'abord religieuse, c'est à dire selon nous pleinement philosophique, la philosophie étant conçue comme acheminement de l'âme vers DIEU , pour parler comme Saint Bonaventure ; mais il s'agit ici du DIEU des philosophes, soit la Sagesse, qui seule peut unifier l'humanité dans LA Religion universelle basée sur la philosophie et la science, et qui n'a rien de commun avec LES religions, source de guerres incessantes.
Selon Gilson qui l'a bien connu puisque comme beaucoup d'autres, il fut son élève, Brunschvicg en vieillissant accordait de plus en plus d'importance à la vie religieuse et spirituelle, opposant sans cesse la conversion véritable aux fausses conversions religieuses (Gilson dit perfidement qu'il opposait ainsi sa conversion considérée par lui comme vraie à celles des autres considérées comme toutes fausses). Voir sur le livre de Gilson "Le philosophe et la théologie" :
http://www.blogg.org/blog-76490-billetbrunschvicg_raconte_a_gilson_sa_liberation_du_judaïsme-922879.html
et, pour le texte partiellement accessible du livre sur Google:
http://books.google.fr/books?id=b1h629TmxxAC&pg=PA31&lpg=PA31&dq=Brunschvicg+evangile+Jean&source=bl&ots=LryGH9HNxU&sig=yy2Xgrb_A1VVdPrANQ8f1aQnBKQ&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=4&ct=result#PPA32,M1
Dès le début du chapitre 5 (pages 54-55), Brunschvicg oppose Pascal et Spinoza comme les deux penseurs dont les oeuvres "figurent comme les deux extrémités de la pensée religieuse". Cette opposition, qui lui est propre, est accompagnée de différentes "harmoniques" : opposition entre Ancien et Nouveau Testament, entre ordre sociologique et ordre spirituel de la religion, raison et conformisme ou dogmatisme, ordre de la lettre (littéralisme) et ordre de l'esprit.
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